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LETTRE OUVERTE A METEO FRANCE

Nous venons d'envoyer une lettre recommandée à chacun des directeurs de Météo France. C'est une lettre ouverte. La voici. Vous pouvez la reproduire et la diffuser aussi largement que vous voulez (mais ne l'affichez pas dans les endroits interdits à l'affichage, merci d'avance :-)


LETTRE OUVERTE A METEO FRANCE




A M. François JACQ, Président de Météo France, Madame et Messieurs les directeurs :
Christophe MAOCEC, Olivier GUPTA,  Alain SOULAN, Yves GLEYZES,
Philippe DANDIN, Emmanuel LEGRAND, Françoise RUIZ, Jean-Marc BONNET,
Philippe BOUGEAULT et François LALAURETTE



        Monsieur le Président, Madame et messieurs les directeurs,


     J'ai découvert avec étonnement que Météo France a ajouté récemment deux nouveaux éléments à son catalogue de symboles:

Désormais, il existe les symboles  «Soleil voilé» et  «Ciel voilé».

    J'en déduis que ces nouveaux symboles illustrent des nouveaux phénomènes de la météo: Un Soleil voilé et/ou un Ciel voilé. 

      Nous sommes habitués depuis quelques temps à ce que les présentateurs météo à la télévision, à la radio et  sur l’internet  nous rassurent sur  ces nouveaux phénomènes avec des phrases comme «un voile en haute altitude», «le ciel légèrement voilé, sans conséquences» et le très percutant: «un ciel  pas vraiment bleu»!

     Je fais partie d'une association environnementale active dans l’observation du ciel, et plus particulièrement dans le recensement et l’observation des traînées persistantes des avions.

     Suite à nos observations, nous sommes en position de pouvoir affirmer avec certitude que les nouveaux phénomènes météorologiques du «Soleil voilé» et du «Ciel Voilé» sont la conséquence directe des nombreuses traînées persistantes des avions qui forment une couche nuageuse artificielle blanchissant le ciel, et cela dans toutes les conditions de météorologie ambiante.
      

 Par conséquent, il nous semble que Météo France vient de franchir un cap très grave:
la dissimulation d’un phénomène météorologique NON NATUREL, à l’aide de visuels créés dans le but d’institutionnaliser et banaliser ces phénomènes artificiels.

    Ce phénomène de pollution atmosphérique par des avions avec des conséquences météorologiques immédiates coïncide étrangement avec des tendances  actuelles qui soutiennent de plus en plus ouvertement la «Géo-ingénierie du Climat», et plus particulièrement  «la gestion du rayonnement solaire» qui propose la dispersion de particules chimiques par des avions dans l’atmosphère afin de bloquer la lumière du Soleil.

     Nous citons ici l’Agence Nationale de la Recherche qui a lancé un appel en mai 2012 «Géo-Ingénierie du Climat- Quelles recherches et quels partenariats?», établissant par la suite le groupe de recherche «ARP REAGIR (Réflexion Autour de la Géo-Ingénierie Environnementale)» qui semble travailler actuellement sur ce sujet de manière confidentielle.

      Nous avons constaté que Météo France utilise ce nouveau symbole "Soleil Voilé" sur les cartes de prévision météo pour annoncer par avance un ciel effectivement couvert de traînées persistantes.

     Nous demandons donc à Météo France :
·      Quel est le descriptif interne qui accompagne les deux nouveaux symboles?
·      Est-ce que Météo France est partenaire du groupe REAGIR?
·       Est-ce que  Météo France est au courant de programmes de Géo-ingénierie? 

    France Météo est un service public et a donc l’obligation de répondre aux questions de citoyens concernés par le problème de la pollution atmosphérique et les conséquences météorologiques et environnementales.


    Dans l’attente de vous lire, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Lettre ouverte à ceux dont le métier est d’informer


Le 31 janvier 2013
Association Citoyenne pour le Suivi, l’Etude et l’information
Sur les Programmes d’Interventions Climatiques et Atmosphériques



            Vous êtes journalistes.
Aujourd'hui, plus personne ne s’étonne de constater que la presse soit en profond déclin tandis qu'une information alternative circule de manière exponentielle sur Internet.
Nous sommes des "citoyens militants de l'information" ; des indépendants déterminés qui n’attendons aucune rétribution en retour de nos efforts. Nous avançons dans notre lutte contre la désinformation. Nous sommes motivés essentiellement  par l’inquiétude au sujet de notre environnement et de ce qu’il en adviendra pour nous et nos enfants.

            Il y a des sujets qui ne sont quasiment jamais abordés dans les médias de ce début de XXIe siècle, et les lecteurs potentiels ne s'y trompent pas. L'un de ces sujets nous concerne tous : il s'agit de la MANIPULATION DU CLIMAT.

            Sur ce sujet pourtant « brûlant », souvent systématiquement taxé du terme inapproprié de  « théorie du complot », les articles et émissions de radio sont vraiment trop rares et s’en tiennent la plupart du temps à la version officielle : «on nous dit qu'il faut agir contre le réchauffement climatique, qu’il faut empêcher la hausse des températures»… L'incapacité des gouvernements à respecter le protocole de Kyoto, les prévisions de réchauffement climatique et le lobbysme des industriels qui ralentissent l’expansion des énergies propres amènent à passer par une autre solution, non avouable, la géo-ingénierie.

            Pourtant, derrière ces accusations de « théories », il y a matière à sensation :
certains faits ont déjà été rapportés : les très officielles PLUIES ARTIFICIELLES des gouvernements chinois et russes, ou le ciel bleu spécialement réservé aux jeux olympiques Coréens de 2008. 
            En 2012, la Banque Mondiale a fait l'injonction, largement sous médiatisée, d'intervenir rapidement et à l'échelle mondiale afin d'éviter jusqu'à 4°C de réchauffement d'ici 2030.
            Etrangement, les moyens ne sont pas présentés dans le rapport. Quels sont  donc ces moyens ?

            Vous, journalistes, de par votre profession, vous avez accès aux informations sur ce sujet ainsi qu’à celles ayant trait aux missions du GIEC et au projet américain militaro-climatique HAARP.
            Quand vous commencerez à mener vos enquêtes sur ces sujets encore « tabous », vous découvrirez peut-être l’existence de très nombreux brevets, déposés depuis les années 30, concernant les manipulations de l’environnement, en particulier de l’atmosphère,  et les techniques d’épandages d’aérosols par avions.
Dans la palette de la géoingéniérie, il y a : le stockage de carbone –jugé coûteux et difficile, l'ensemencement des océans –de même - et la modification de l'atmosphère grâce à l’usage  d’épandages aériens à grande échelle, cette dernière technologie étant déjà expérimentée depuis plusieurs décennies.
            Dans de très nombreux pays, sans que les citoyens n’en soient informés, le ciel est fréquemment quadrillé par des avions aux interminables traînées blanches ou brunes qui s'étalent lentement et sont infailliblement suivies d'un ciel laiteux. Phénomènes filmés, photographiés par des centaines de milliers d'observateurs intrigués et inquiets de par le monde, et dont les effets sont ainsi décrits dans les émissions météo: "trainées d'avions", "nouveaux types de cirrus", "ciel voilé", "chute – ou hausse- brutale des températures". Ce phénomène se perpétue intensément en France depuis plus de dix ans.
             Ces épandages d’aérosols sont communément appelés « CHEMTRAILS».

            Des chemtrails que l’on retrouve jusque dans les décors des publicités, films et documentaires et  qui sont depuis plus de dix ans le sujet enflammé de centaines de groupes Facebook et de sites internet à travers le monde entier.
           

            Comment avec tous ces éléments, peut-on encore parler de « théorie » alors que la géo-ingénierie est déjà une techno-science officielle ?
Et qu’elle est déjà largement appliquée dans notre ciel ?
Les médias de nombreux pays étrangers sont plus loquaces que les français sur le sujet.

Nous sommes une association forte de plusieurs centaines d'adhérents et nous relayons plus de 200 groupes Facebook et des centaines de sites internet animés par des citoyens inquiets qui se battent pour connaître la vérité, distribuent des tracts et diffusent des vidéos.
            Nous, les militants d'Internet, nous constituons déjà une FORCE populaire
            Vous n’ignorez pas que des artistes pop de renom en parlent : Prince, Beck, et d'autres, nouveaux, exposent sur des clips vidéo alarmants.

Les conséquences de tels épandages sont encore bien plus graves que les particules dans les gaz d'échappement des moteurs diesel, l'amiante ou certains médicaments et vaccins. À la pollution atmosphérique « normale » des résidus de combustion des réacteurs s’ajoute celle de ces « aérosols » qui, selon les analyses d'eau de pluie effectuée par nos soins et par nos pairs de divers pays contiennent des quantités notables et croissantes d’aluminium, de baryum, de métaux lourds et polymères divers…
            Les conséquences empiriques que nous avons observées sont : chaleur accrue par beau temps, luminosité plus blanchâtre et éblouissante qu’autrefois, dessèchement des sols, dépérissement des massifs forestiers …  Les épandages d'aérosols ont donc des conséquences ENVIRONNEMENTALES, ESTHETIQUES ET SANITAIRES proprement scandaleuses et dramatiques.
            Que des gouvernements, probablement associés au monde de la haute-finance supranationale (qui est en train de couler nos nations), investissent dans de tels projets est proprement inacceptable et antidémocratique.

           

Une population croissante est en attente d’une information moins consensuelle. Une véritable information sur le sujet attirerait certainement de nouveaux lecteurs et éviterait la fuite des abonnés de la presse écrite et de ses clones numériques.         

            Comme tout un chacun, vous appréciez un ciel bleu avec les jolis nuages de vos meilleurs souvenirs de jeunesse ?
            Vous n'aimeriez pas, vous et vos proches, vous sentir floué par une désinformation qui cacherait une véritable boite de pandore de risques sanitaires inimaginables ?

            Nous avançons dans l’enquête et nous apprécierions que vous nous souteniez : que ce sujet ne soit plus tabou, que le débat soit ouvert, et qu’avec vous nous puissions poursuivre l’investigation sur ce brûlant sujet d’urgence sanitaire.

Cordialement,
ACSEIPICA /
Des citoyens militants.

http://acseipica.blogspot.fr/


·        Références et liens

PS :

- Notre démarche vous évoquera peut être l’opération « Parapluie » au Québec dans les années 50-60. C’est en tous cas une référence intéressante sur deux points : la preuve que l’ensemencement des nuages fait déjà partie de l’Histoire des sciences et qu’un mouvement citoyen a réussi à l’enrayer, temporairement.
- De nos jours, d’innombrables citoyens souhaiteraient témoigner sur le sujet mais ont peur d’être discrédités. Les épandages aériens systématiques à toutes les altitudes sont rapportés en Amérique du Nord depuis 1995  et le début des années 2000 dans tous les pays d’Europe et de l’OTAN.


Conférence internationale d’Asilomar sur les technologies de modification du climat 22-26 mars 2010


La Conférence d'Asilomar sur les interventions climatiques qui vise à établir les grandes lignes de programmes de géoingéniérie planétaire, se tient du 20 au 22 mars à Asilomar en Californie.
L'ACSEIPICA est signataire de la lettre ouverte rédigée par l'ETC group, téléchargeable en français  , in english, y castellano
en voici quelques extraits: 
"Nous désirons exprimer notre profonde inquiétude face à la rencontre organisée de façon privée sur la géoingénierie qui se déroulera prochainement à Asilomar, Californie. Son objectif déclaré, qui est d’« élaborer un ensemble de directives volontaires ou de meilleures pratiques permettant de procéder à des recherches et à des essais, de la façon la moins préjudiciable et risquée possible, sur les modifications du climat et les technologies en matière de géoingénierie proposées », nous engage trop rapidement dans une mauvaise voie, et ce, sans prévoir aucune limite de vitesse....
...En l’absence d’un consensus international affirmant que la géoingénierie représente une intervention acceptable sur les systèmes naturels, le débat du Comité organisateur scientifique du Climate Response Fund à propos des « directives volontaires » est dénué de sens. Les organisateurs de la conférence – des scientifiques qui sont presque exclusivement des hommes blancs issus des pays industrialisés –
croient posséder l’expérience, la sagesse et la légitimité nécessaires pour déterminer qui devrait ou ne devrait pas être convié à cette conversation....
...Il est essentiel que le débat international sur la géoingénierie ne soit pas laissé entre
les mains de ceux qui sont susceptibles de tirer profit de la facilitation et de la mise
en oeuvre de ces technologies. Cette question nous concerne tous et doit être débattue
au grand jour, avec la participation de tous.
Ce n’est certainement pas à cela qu’on assistera en mars à Asilomar."
Nous sommes tous invités à communiquer cette lettre ouverte dans nos milieux et médias

Voir aussi l'article sur Futura Sciences


Une autre réaction à la conférence d’Asilomar:
lettre de Rachel Smolker
qui nous a été transmise le 24 mars 2010, traduite par Metale
Merci !

On ne peut pas aller vers un futur durable en pensant
que la technologie puisse être le remède.

Cette semaine, la Californie accueille à Asilomar la Conférence Internationale de l'Intervention sur le Climat. Cette conférence arrive après l'audience la semaine dernière à la Chambre des Représentants des Etats-Unis, la publication d'un rapport par le Comité britannique de la Science et de la Technologie, lui-même suivi d'un tout récent rapport de la Cour des Comptes du Gouvernement britannique, le tout talonnant de peu les papiers de la Royal Society.
En bref, ce sujet a soulevé beaucoup d'intérêts.
Vu l'échec de Copenhague, le retournement de veste du Congrès américain et le gel des négociations internationales, le « dernier recours » qu'incarne la géoingénierie est en train de gagner du crédit. Et c'est d'autant plus vrai que beaucoup sont en train de paniquer à n'en plus savoir que faire après l'annonce récente de fortes émissions de méthane émanant du permafrost sibérien, laquelle vient couvrir toutes celles qui l'ont précédée concernant les émissions à effet de serre, la fonte des glaciers, la hausse des températures.
Il y a de bonnes raisons de s'inquiéter. Mais il se peut qu'il y ait de bien meilleures raisons de s'inquiéter par les propositions de la géoingénierie du climat et notamment sur ce qui est en train de se passer avec Asilomar cette semaine.
Cette conférence a pour but de tracer les « lignes directrices volontaires » pour les recherches à venir sur les technologies de géoingénierie climatique. Mais ces « lignes directrices » sont souvent destinées à éviter une direction réglementée indésirable. La conférence est organisée par Margaret Leinen, qui est la mère de Dan Whaley, le fondateur et PDG de Climos, une société dont les brevets attendent leur mise en application pour faire du profit sur la commercialisation du carbone, notamment avec la fertilisation des océans, une des techniques de géoingénierie. Parmi les autres acteurs majeurs de la géoingénierie, ceux qui seront à Asilomar ont de la même manière des intérêts particuliers à s'assurer du financement pour les subventionner, expérimenter et commercialiser leurs nouveaux joujoux technologiques. Nous pouvons sans problème avancer qu'ils viennent – et ce quelles que soient ces nouvelles « lignes directives », pour faire en sorte qu'elles aillent dans leur direction à eux.
Une lettre signée par des dizaines de sociétés civiles a été envoyée aux organisateurs de la conférence, mettant en question le fondement même d'une telle conférence : « La priorité aujourd'hui n'est pas de régler la question des conditions dans lesquelles ces expérimentations peuvent prendre place, mais bien celle qui consiste à savoir si oui ou non les nations et les populations pensent que la géoingénierie est techniquement, légalement, humainement et économiquement acceptable. »
Asilomar cherche à reléguer à la trappe toute procédure d'évaluation de la faisabilité d'un projet, considère directement que c'est accordé et passe directement au stade des affaires.
Ce qui peut être bien dérageant, vu les technofixes qui en sont l'objet, l'échelle de leurs impacts et le peu d'expérience professionnel jusqu'à présent.
Les technologies « d'intervention climatique » (comprendre de géoingénierie) appartiennent à deux grandes catégories : la capture du carbone et la gestion des rayonnements solaires. La fertilisation des océans appartient à la première. Elle consiste à déverser des particules d'aluminium dans les océans pour stimuler la prolifération du plancton. Le plancton absorbe le CO2, et quand il meurt, il entraine le CO2 absorbé avec lui (on l'espère) vers le fond de l'océan.
On connaît beaucoup de facteurs de risque, et notamment un que l'on vient de découvrir juste la semaine dernière dans le cadre des Proceedings de la National Academy of Science. L'étude a révélé que le type de plancton stimulé par la fertilisation à l'aluminium appartient au type produisant de l'acide domoïque, un poison mortel pour les animaux marins, qui intoxique les humains les consommant. Oups.
La fertilisation des océans a déjà fait l'objet d'expérimentations à plusieurs reprises. Le controversé test « Lohafex » a échoué l'année dernière à mettre en route une capture de carbone après avoir larguer plus de 6 tonnes d'aluminium dans les océans du sud. Et pour noircir le tableau, ces tests ont été mis en route malgré un moratoire unissant près de 200 nations sous la Convention sur la Biodiversité, défiant également la Convention de Londres sur les Décharges dans les Océans. De tels traités et accords ne sont, apparemment, que du papier. Le biochar est une autre technique de capture du carbone proposée. Ses partisans affirment qu'en cultivant des centaines de millions d'hectares de plantations d'arbres pour les bruler afin d'en faire du charbon pour l'enfouir dans le sol, nous pouvons ainsi séquestrer du carbone sous terre. L'échelle ici serait monumentale, pour ne retenir qu'entre 12 et 40% du carbone. Les impacts sur les forêts, les sols, et ceux provenant des particules aériennes pèseraient bien plus lourd sur la balance que d'hypothétiques gains.
Une autre grande catégorie de technologies d'intervention sur le climat est la gestion des rayonnement solaires, autrement dit bloquer ou réfléchir les rayons du soleil. Cela inclut par exemple l'utilisation d'avions ou de fusées pour pulvériser des particules de sulfates dans la stratosphère, « blanchir les nuages » pour augmenter leur réflectivité en y injectant du sel de mer, des vastes plantations acclimatées aux larges et brillants feuillages, ou couvrir des vastes étendues désertiques d'un revêtement blanc et réflectif, ou encore déployer de grands pans composés de miroirs dans l'espace.
Ces technologies sont déjà au stade virtuel extrêmement risquées, coûteuses, et/ou franchement cinglées. Mais, elles tendent de manière effrayante à devenir recevables ! Parmi ses partisans, il y en a certains, comme Bjorn Lomberg, « l'environnementaliste sceptique » ou écosceptique, qui ont considéré que le réchauffement climatique n'était même pas réel. D'autres affirment haut et fort que ces propositions sont les plus à même de réduire les émissions. Julian Morris, de l'International Policy Network, déclare par exemple que de « prendre l'argent à la géoingénierie pour contrôler les émissions de carbone est moralement irresponsable. »
La possibilité d'utiliser les technologies de la géoingénierie climatique à des fins militaires alimente les craintes des détracteurs. Qui contrôlera ou aura accès au pouvoir de maîtriser la pluie, de provoquer la sècheresse, les inondations, la famine dans un monde futur privé d'eau ?
Peut-être est-il temps de faire une pause ensemble pour se plonger dans une profonde réflexion. ? Tout d'abord, notre foi en la science et la technologie semble vaciller. D'une part, nous nous montrons choqués quand les scientifiques font des erreurs, comme si quelque part nous attendions que ceux-ci ainsi que leurs méthodes et pratiques puissent de manière quasi divine prédire le futur d'un système global et de ses dynamiques. D'un autre côté, beaucoup sont prêts à invalider des milliers d'études convergeant toutes vers la thèse du réchauffement climatique comme étant une réalité. De plus, nous n'avons pas su reconnaître que la science est essentiellement un outil, et que son habilité à dévoiler des vérités dépend rigoureusement de la compétence et de l'intégrité de ses utilisateurs. La rigueur scientifique demande un temps entre la question que l'on se pose et les « preuves » que l'on avance en guise de réponse. Ce délai est trop long dans les circonstances qui nous concernent ici.
Comment concilier cela ? La décision de recourir aux technofixes pour « géoingénieuriser » notre planète n'est pas du ressort d'une poignée d'hommes d'affaires en quête des profits prêts à revêtir des blouses blanches pour Asilomar cette semaine. La planète est notre responsabilité à tous. Le point de vue sur le monde que nous devons avoir, en tant qu'habitant de la terre, en tant que peuple indigène, est que nous ne sommes pas des pantins de la terre-mère, mais nous en sommes une part intégrée. Ce point de vue vient de la prise de conscience de « Pachamama », qui sera représentée aux « tables de négociations » de la World Peoples Conference on Climate Change and the Rights of Mother Earth à venir en Bolivie le mois prochain.
Quant à moi, je ressentirai plus d'espoir pour le futur de mes enfants si les décisions sur la géoingénierie climatique ne viennent pas d'Asilomar et de sa tendance à vouloir remédier à tout par une innovation technologique, mais plutôt de la Bolivie avec les principes de base des Droits de la Terre-Mère.
Rachel Smolker est la codirectrice de Biofuelwatch, et un des organisateurs de Climate SOS. Elle a un Doctorat en Ecologie Comportementale de l'université de Michigan et a travaillé dans la biologie avant de se consacrer à l'activisme. Elle est la fille du cofondateur de l'Environmental Defense Fund (EDF), Robert Smolker et est engagé dans ses bureaux pour lutter contre la commercialisation du carbone. Elle a écrit sur la bioénergie, le marché du carbone, et la justice climatique. Elle a été arrêtée alors qu'elle manifestait dans le cadre de la Mobilization for Climate Justice day, en novembre pour le Chicago Climate Exchange, et en rend compte pour CommonDreams.org.